Le Sénégal serait-il le BOURREAU de la RDC
Depuis près de quatre mille ans,plus particulièrement, ces cinq derniers siècles,les Noirs subissent dans leur chair les barbaries les plus atroces de la Civilisation militaro-industrielle,inventée,mondialisée et globalisée par la Nord-Barbarie-Structure.Les faits étant répétitifs, constants et massifs,l'Asod dénonce aujourd'hui le rôle que joue un pays africain, le Sénégal, dans la perpétuation du calvaire du Congo.
1/-Gorée(Sénégal), sinistre place boursière de la Traite des 20 millions des congolais(1494-1848)
Ceux qui pendant des siècles franchirent le seuil de la forteresse de Gorée avaient perdu leur nom en échange d'un numéro.(Extrait du code noir) On les avait fait courir, sauter, parler, bouger... Ils avaient été palpés, pesés, examinés comme du bétail. On avait inspecté leur dentition et chaque partie de leur corps. On les avait marqués au fer rouge, à la poitrine et au dos, et enchaînés deux par deux. Et ils quittaient le continent qui les avait vus naître pour un autre dont ils ignoraient tout.
Chacun avait sa spécialité: le jeune homme vigoureux et sain était l'outil agricole par excellence, les jeunes filles valaient plus que les femmes. Les garçons de moins de quatorze ans et les filles de moins de douze ans étaient vendus séparément de leurs parents.
La plus gigantesque déportation de l'histoire, celle des noirs a coûté à l'Afrique cent millions d'hommes, environ deux fois la population de la France Elle fut commise par des nations qui se disaient chrétiennes. Leur but était de se servir d'une main d'œuvre gratuite dans les plantations des Amériques.
Au XV ème siècle, un gigantesque trafic se met en place entre l'Europe, l'Afrique et l'Amérique.
Ce sont des Africains, des noirs, des nègres, troqués en Afrique même contre des produits européens souvent excessivement insignifiants.Gorée,par la participation de ses chefs sénégalais et de sa main d'ouevre docile,fut le centre de triage et de négoce de ce commerce barbare.
Les capitaines entassaient jusqu'à 1000 esclaves et plus dans des navires prévus pour en contenir 450, Parqués nus dans les entreponts, beaucoup d' esclaves mouraient dans les fièvres et les vomissures.
La traversée de l'Atlantique durait plusieurs mois dans des conditions de surpopulation et d'hygiène épouvantables. Chaque captif disposait d'une surface d'un mètre soixante de long et de cinquante centimètres de large. Une petite dose de bromure était ajoutée à leur soupe quotidienne pour endormir leurs appétits sexuels et les rendre indifférents à leur sort.
Mais le comble de l'horreur fut atteint après que,en 1884, la traite des noirs eut été officiellement interdite. En cas d'arraisonnement, il suffisait de jeter l'ancre, la cargaison suivait. Les captifs mouraient donc tous noyés sans avoir pu tenter de se sauver.
L'esclavage existe toujours sous des formes diverses mais toujours aussi inhumaines. Enlevés, enchaînés, ils sont encore aujourd'hui des centaines des millions à être soumis à l'autorité tyrannique d'une personne, d'un groupe ou d'un êtat.
Jusqu'au XIX ème siècle, l'esclavage européen est régi par des lois. Aujourd'hui il est aboli en théorie, mais il persiste dans la pratique: le trafic d'enfants, le travail forcé, la prostitution enfantine,les sans-papiers,les génocides d'Etat,les terrorismes d'Etat,les guerres d'agression,...
2/-Ndiaye Boubacar(Sénégal),conducteur du train de la mort de Simon Kimbangu à son Golgotha(1921,Elisabethville)
Le Mouvement de Libération initié par Simon Kimbangu a abouti à la fondation d’une Eglise chrétienne à laquelle son successeur a donné le nom d’Eglise de Jésus-Christ sur la Terre par Son Envoyé Spécialle Simon Kimbangu, en abrégé E.J.C.S.K. Il a été appelé « directement » par l’Etre Suprême. Sa mission est parallèle à celle de Jésus-Christ. Cela fait penser aux vieux negro spirituals qui chantent l’attente d’un Moïse noir qui allait conduire les descendants d’esclaves vers une Terre Promise. Simon Kimbangu est un envoyé de Dieu dont il est le descendant.Lors de sa condamnation à mort le 3 octobre 1921 et, dans l’un des attendus de son jugement, le Conseil de guerre colonial de Thysville (aujourd’hui Mbanza-Ngungu), dans ce qui était encore le Congo belge, a retenu contre lui comme principal grief le fait que « Simon Kimbangu s’est érigé en rédempteur et sauveur de la race noire ». Son procès et sa condamnation sont identiques à la comparution de Jésus devant Ponce Pilate.
Simon Kimbangu l’aurait franchi, et mort en prison, il était conscient de mourir pour sauver son peuple noir.Il fait des évangiles une lecture nouvelle, autonome et indépendante de la patristique et des directives stratégiques de l’Eglise latine, occidentale et, enfin, à tenir compte de la conception religieuse des peuples négro-africains.
Et, l'a-t-il amené avec Lui au Paradis ce Ndiaye, le Sénégalais!
3/-3.Les Accords du Palais de Marbre I et II(1991),sous la médiation de Abdou Diouf et Abdoulaye Wade(Sénégal)
Après le soulevement populaire des 22,23,24 septembre 1991,Paris cherche à utiliser sa présence militaire à Kinshasa pour imposer la formation d’un gouvernement d’union nationale. La France s’est concertée à ce propos avec les Etats-Unis. La diplomatie française joue un rôle décisif dans le déroulement à Kinshasa, les 28 et 29 septembre, des réunions dites du Palais de Marbre I. La France avait un atout majeur,Abdou Diouf,Président du Sénégal et Président en exercercice de l'OUA.Tout s'est joué sous ce parapluie.Le reste, comme on va le voir, fut une mise en scène.Entre Mobutu et Tshisekedi, l'accord était total et scellé par Diouf disposant de l'impérium de de l'OUA. c
Ces réunions ont mises ensemble des représentants des Forces démocratiques unies (FDU) alliés au pouvoir, d’une part, de l’Union sacrée de l’opposition radicale, d’autre part.
L’Union sacrée retint Tshisekedi comme son unique candidat à la direction d’un gouvernement de salut public. Mobutu et ses partisans obtiennent en contrepartie " le principe de la nomination par ordonnance présidentielle du Premier Ministre " et l’obligation de se présenter devant l’Assemblée nationale " en vue de débattre du programme ". Ainsi, l’opposition reconnut l’autorité du président Mobutu et de son parlement.
L’ordonnance présidentielle nommant Tshisekedi Premier ministre est publié le 30 septembre. Le lendemain 1 octobre le Protocole d’accord du Palais de Marbre est signé. Il dit entre autres : "Toutes les parties ont pris l’engagement de préserver le climat de décrispation politique." Mais le lendemain Tsisekedi dira à des journalistes qu’il a toujours eu " la conviction que Mobutu est un monstre humain, sans loi, sans morale et sans principes." Le même jour, il déclare dans Le Soir : "Pour nous, Mobutu a fini.Peut-il y avoir meilleur preuve que nous sommes en face d’un aventurier et d’un démagogue, d’un politicien sans stratégie aucune ? Mobutu est maintenu comme Président de la République, il garde tous les instrument de la répression en mains.
Malgré cette déclaration de guerre, les camps de Tshisekedi et celui de Mobutu continuent à négocier la composition du gouvernement. Immédiatemment après la nomination de Tshisekedi, le gouvernement belge exige de Tshisekedi: "un redressement crédible et sérieux du secteur socio-économique en collaboration avec le Fonds Monétaire International et la Banque mondiale". Ceci implique une diminution conséquente des dépenses publiques et la privatisation de la Gécamines, de l'ONATRA, de la SNCZ etc.
Jacques Brassinne, acteur important de la politique coloniale et néocoloniale belge, a été le plus explicite à ce propos: "Il est absolument nécessaire qu'il y ait une présence permanente militaire européenne au Zaïre. Seule la présence de ces troupes pourra permettre un retour du secteur privé, des investisseurs étrangers et des coopérants.Tshisekedi n’a aucune objection contre ces projest de recolonisation militaire. Le 3 octobre, il déclare: "Je demande à la France et à la Belgique de ne pas retirer leurs troupes du Zaïre, aussi longtemps que je n'ai pas les affaires en mains".Le 14 octobre 1991, Tshisekedi présente un gouvernement où l'essentiel du pouvoir se trouve entre les mains de la maffia mobutiste."L'armée est maintenant avec nous. Nous devons maintenant faire confiance très rapidement à notre armée nationale, on ne peut pas laisser trop longtemps des troupes étrangères sur notre sol."
Enfantillages au lieu de luttes conséquentes
Selon les accords du Palais de Marbre I, Tshisekedi doit signer un procès-verbal sur lequel figure le texte du serment: "Devant le Président de la République, garant de la nation, je jure d’observer la Constitution et les lois de la République de la Zaïre ". Le jeudi 16 octobre, Tshisekedi signe ce texte, mais en deux traits de stylo, il barre les mots ‘garant de la nation’ et ‘Constitution’.
Tshisekedi nous présente des enfantillages au lieu d’une lutte conséquente contre le dictateur. Si effectivement il refusait que Mobutu soit le " garant de la nation ", il devait rejeter les accords du Palais de Marbre. Chasser un dictateur qui dispose de l’armée et de la Banque nationale est une affaire extrêmement sérieuse. Ses gesticulations et actes d’éclat qui lui donnent une apparence de " grand opposant à Mobutu " sont dérisoires par rapport au problème fondamental qui se pose devant le peuple : briser la domination hégémonique, chasser du pouvoir la prima curia . Tshisekedi se dit partisan de la " réconciliation ", du " consensus " et de la " cohabitation ", mais ensuite il choisit l’épreuve de force. Il choisit un affrontement " symbolique " avec le dictateur puisqu’il n’a aucun plan pour l’emporter effectivement. Il donne un coup de clairon qui annonce le début de la guerre, puis il quitte le champ de bataille !
Le 21 octobre une ordonnance présidentielle révoque Tshisekedi et son gouvernement.
Dès la nuit du 21, une seconde vague d’émeutes et de pillages se déclenche à Lubumbashi, au Haut-Zaïre, aux deux Kasaï. Ce sont bel et bien des explosions de violence populaire contre la faim et la misère, mais aussi contre les classes possédantes. Le potentiel révolutionnaire du peuple est une seconde fois épuisé à cause de la démagogie enfantine d’un personnage loufoque qui ne joue qu'un minable rôle de Chef Médaillé.L’attitude de Tshisekedi permet à Mobutu de reprendre l’initiative et de diviser l’opposition. Il en débauche deux personnalités : Mungul Diaka, d’abord et Nguza ensuite. Les deux acceptent la fonction de Premier ministre. Aucun ne propose un autre programme au peuple congolais que celui qui est imposé par le FMI, la Banque mondiale et la troïka.
Les négociations reprennent entre les Forces Démocratiques Unies (mobutistes) et l’Union sacrée. Elles aboutissent le 22 novembre aux Accords du Palais de Marbre II signés par les FDU et l'Union sacrée. Leur texte est un modèle de prostitution politique dans lequel mobutistes (dont certains étaient, hier encore, opposants) et anti-mobutistes (dont certains étaient, hier encore, des intimes de Mobutu) disent vouloir " mettre en place un gouvernement de large consensus national ". On y trouve des phrases bouffonnes qui, prononcées en cœur par opposant et mobutistes, prêtent à rire : "Déclarons que nous récusons la violence d’où qu’elle vienne; proclamons notre volonté de privilégier le dialogue démocratique; décidons privilégier de la courtoisie dans le langage et le comportement, de promouvoir le débat des idées et de faciliter le dialogue des programmes." Cette patenôtre de mot creux égrenée en commun par les deux camps ‘ennemis’ montre bien le niveau de manipulation de Wade,amené à Kinshasa par Diouf en personne la veille de cette saga lamentable.
La composition du gouvernement Nguz, investi le 28 novembre 1991, marque une étape importante dans le processus d’émiettement de l’Union sacrée.La manipulation de Wade aboutit à la suspension de la CNS, le 7/1/1992 et au massacre des Chrétiens le 16/février 1992.
4/-Kebe(Sénégal),Marabout de la Deuxième République
L'astrologue sénégalais a, pendant plus de 20 ans, été le personnage-clé du système caporaliste de la IIè République.Il était tout-repression:remanier le gouvernement tous les trois mois,collecter des redevances auprès des PDG,prophétiser des complôts,faire condamner à mort, ordonner des assassinats politiques,organiser des anthropophagies,...C'était la terreur.Et ce,sur ce fonds macabre qu'un soir de 1999 à 21 heures,un journaliste annonce à la TV sénégalaise la visite du nouveau Ministre de la RDC au Sénégal.
Gilet en bogolan, cigare à la bouche. C'était bien Aboudalaye Yérodia Ndombasi, nouveau cheval de bataille de Kabila pour les affaires étrangères.
Le Ministre Yérodia est un félin. A Dakar, le Ministre est un vrai sénégalais. il s'exprime en Oulof et dit qu'il est d'un père sénégalais Al poular, c-à-d Toucouleur de la vallée du fleuve Sénégal. Il pleure de joie et invite ses "frères sénégalais", à venir investir en RDC !
Depuis quand les sénégalais investissent-ils à l'étranger ?
Le Ministre sénégalo-congolais oublie que une dizaine d'années avant lui, Mobutu avait commis la même erreur avec ses marabouts dont Djunga Kebe. D'un trait, les Sénégalais avaient envahi le Zaïre. Pour s'intégrer faussement, ils ont épousé nos filles par intérêt. Sous couvert de vendre le cabri, ils faisaient le commerce de diamant. Avec des milliers de dollars, ils sont revenus construire de belles villas chez eux (aux Almadies). Les Congolais sont grands perdants.
Les faits sont là.Les Accords de Siège de la Monuc sont signés.Et, c'est un Diallo qui est accrédité,Commandant des Forces de la Monuc.On n'est pas allé trop loin pouir le trouver.C'est la même mise en scène pour Niasse du village d'à côté du premier (Envoyé Spécial au Dialogue)et le tour est joué.Pauvre congolais!
5/-Plan Moustapha Niasse,1+4(Sénégal) et Commandement des Forces de la Monuc,Diallo(Sénégal) >
La formule 1+n, avec n égal ou supérieur à trois,a été appliquée à la Yougoslavie,après la mort du Maréchal Tito.Le pays a explosé en Serbie,Croatie,Macédoine,Kosovo,..C'est donc avec un malin plaisir que ce Niasse annonce:Pas d'accord en vue pour demain...
Op. cit. Moustapha Niasse
22 novembre 2002
Selon une dépêche de l'AFP (sur Africatime.com) qui cite Moustapha Niasse, les pourparlers en cours à Pretoria n'aboutiront pas à un accord pour le 23 novembre, comme cela était originalement prévu. On est tous étonné, mais on s'y attendait quand même un peu...
Il semblerait que les pourparlers seront ajournés pour reprendre le 9 décembre 2002. On affirme que cette pause est prise pour permettre aux délégués d'aller consulter leurs chefs respectifs. Évidemment, tout ça c'est du "diplo-speak". Ce qu'on veut dire en réalité c'est qu'il y une insurmontable impasse, à propos du fameux partage vertical des responsabilités (entre autres) exigé par le RCD-Goma et le MLC, mais auquel Kinshasa s'oppose farouchement. On pari que ça ne marchera pas plus fort en décembre et que les Sud-Africains vont finir par être dégoûter de ce que Mbeki appelle déjà en privé, "la médiocrité de la classe politique congolaise." Sans oublier que ce cirque coûte cher aux contribuables sud-africains et que cette question finira bien par sortir dans leur Parlement qui lui est démocratique...
En fait, l'équation congolaise est une appendice à une géostratégie globabale d'une hégémonie mondiale.Que vient donc faire un Niasse là-dedans, alors qu'il existe quelques congolais qui comprennent ces réalités mieux que lui .Niasse n'a aucun intérêt de voir la RDC devenir une grande puissance économique africaine,puisque le Sénégal rêve devenir une puissance
diplomatique africaine. Pour tous ceux qui ont de la mémoire courte, l'Asod rappelle que l'Accord de Lusaka est une architecture bâtie sur deux pilliers interdépendands:le cessez-le-feu et le dialogue inter-congolais.Le premier particpe à la cessation des hostilités(agression,génocide,terrorisme),au retablissement de la paix, à la réunification de l'intégrité du territoire congolais.,à la sécurisation de la circulation des personnes et des biens. Le second participe à la construction des mécanismes du processus de légitimation de la gestion de l'Appareil d'Etat ainsi qu'à l'élaboration d'un cadre de la renaissance d'un appareil économique qui crée de la richesse et de la prospérité au profit du peuple congolais.
Message
Les faits sont là.A chaque étape de la cinématique de la géostratégie de l'hégémonie mondiale nord-barbare dominante, le Sénégal offre ses services et envoye ses cadres accomplir des besognes génocidaires.Toute honte bue,et se voilant son hideuse face,il enlise son bourbier,la Casamance,sa sécheresse, sa pauvreté,sa misère séculaire. L'Afrique doit maintenant le savoir.
Aux membres du Parti, nous disons qu'il n'existe pas à travers le monde quelqu'un qui viendra chercher notre intérêt à notre place. Lorsque le 2 juillet 1706, Maman Ndona Béatrice s'avançait fièrement au bûcher pour être brûlée, elle a accepté ce sacrifice au nom de la Libération. Lorsque le 03 octobre 1921, Papa Simon Kimbangu, condamné à mort, s'avançait intrépidement au lieu du sacrifice, il l'a fait au nom de la Libération de l'Afrique. Lorsque le 24 novembre 1965, le président Kasavubu recevait le lieutenant-colonel Singa Mosambay venu lui signifier qu'il devait quitter le pouvoir, il accepta sachant très bien qu'il alla à la mort au nom de la paix de ce pays. Et donc n'attendez rien de la communauté internationale, ni de la facilitation et encore moins de ces soi-disant leaders politiques, créatures du Nord qui tuent sans se lasser.
La libération de ce pays est notre charge. Sachez dire non là où on veut que vous disiez oui. Prenez conscience que l'histoire, le destin, la prospérité doivent être votre oeuvre, voulue par vous. Le moyen que nous avons, c'est d'organiser un Parti compact, lucide qui sache s 'offrir en holocauste pour la multitude tels que l'ont fait Ndona Béatrice, Simon Kimbangu et Joseph Kasa vubu.
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