|
Gandhi |
|
|
|
3_PROTEGER LE PATRIMOINE
3.1. La Nation DE QUOI ET DE QUI ? * 3.1.1. De la Voyoucratie 3.1.1.1. l'empire de leopold ii : sous les corvées et la chicotte *L'Association Internationale du Congo (A.I.C._1879-1885) *Les États Libres du Congo (1882-1885) *L'État Indépendant du Congo (1885-1908) *Le Congo Belge(1908-1960)
a) Faits, notamment : Le Génocide caché de Léopold II : La Terreur du caoutchouc a tué vingt millions de Congolais a1/_L'Association Internationale du Congo (A.I.C.), Société privée de participation, a été fondée, le 17/11/1879, par les Actionnaires du Comité d'Études du Haut Congo (Léopold II, 55% des parts; Africansche, 42% et H. ROUX, 3%), créé par les précités, le 25/11/1878. Utilisant la ruse, la fraude, l'escroquerie, la torture, les razzias, la terreur, le génocide et autres crimes de sang, l'AIC a arraché des chefs locaux de Vivi, le Traité de Vivi du 13 juin 1880, contesté du reste par le Monarque du Royaume du Kongo, Pedro V. Ce dernier régna de 1859 à 1891. Le 16 juin 1884, Don Pedro V protesta officiellement contre les contrats passés entre Stanley et les Chefs de la rive gauche du Congo (Prof. Père François BONTINCK, Aux Origines de l'État Indépendant du Congo, 1966, Ed.Nauwelaerts,p.131). a2/_ Utilisant abusivement ce Traité, l'AIC s'est auto proclamée Gouvernement des États Libres du Congo, reconnu par les Puissances occidentales dominantes: * États-unis, le 24/4/1884; * Allemagne, le 8/11/1884; * Grande Bretagne,le 16/12/1884; * Italie, le 19/12/1884; * Autruche Hongrie, le 24/12/1884; * Pays-Bas, le 27/12/1884;* Espagne,le 7/1/1885; * France,le 5/2/1885; * Russie, le 5/2/1885; * Suède et Norvège, le 10/2/1885; * Portugal, le 14/2/1885; * Belgique, le 23/2/1885; * Danemark, le 23/2/1885; * Conférence Internationale de Berlin, le 26/2/1885, qui a créé le Bassin Conventionnel du Congo (article 1er de l'Acte Général de Berlin du 26/2/1885). a3/_La Terreur par les corvées et la chicotte au Congo était organisée par des Décrets du Roi-Souverain, notamment : Décret du 30 avril 1887, Décret du 15 avril 1889, Décret du 16 juillet 1890, Décret du 6 octobre 1891, Décret du 30 octobre 1892, Décret du 6 décembre 1892, Décret du 28 novembre 1893... b)Conséquences, notamment : b1/_ Le 1er juillet 1885, Léopold II s'auto proclame Roi Souverain de l'État Indépendant du Congo (Lettre de Francis de Winton, Gouverneur Général de l'EIC, annonçant la proclamation de l'EIC et l'avènement au Trône du Roi des Belges Léopold II, comme Souverain de l'EIC _ Vivi le 1er juillet 1885). b2/_ Pour les Européens, les Africains étaient des êtres inférieurs : paresseux, barbares, à peine supérieurs aux animaux. En fait, les Noirs étaient mis au travail comme des bêtes de somme. La rébellion d'un blanc signifiait qu'il contestait le système qui lui procurait son gagne pain. En adhérant au système, le Blanc et le Chef Médaillé indigène étaient payés, promus, récompensés (cfr Les Fantômes du Roi Léopold, Adam Hochschild, Belfond, 1998, p. 148).c) Résultat, notamment : c1/_Soumises aux corvées de plus atroces, et autres pandémies et barbaries, bien planifiées et massivement pratiquées et imposées par le Régime tyrannique et sanguinaires mis en oeuvre par Léopold II, les populations congolaises périrent en masses et le Congo se dépeupla en moins de 25 ans. Et pendant toute la présence coloniale occidentale,. les Statistiques des populations, des uns et des autres, bien que divergentes, confirment la catastrophe. Un recensement querellé : *42.608.000 habitants en 1885, selon le recensement de Stanley (EIC, 1885, Stanley,The Congo....,II, p.365; Prof. Père François BONTINCK, Aux Origines de l'État Indépendant du Congo, 1966, Ed. Nauwelaerts,p.29); *20.000.000 habitants en 1885, (T.R. Batten, Tropical Africa in world history, Book III, London, 2è éd.,p.76, 1956); *12-13.000.000 habitants en 1885, (Père Léon de Saint Moulin, Panorama de l'Histoire contemporaine, Léopoldville, 1963, p.83). *13.540.182 habitants en 1959, selon les données officielles (Georges H. DUMONT, LA TABLE RONDE, Éditions Universitaires, p.217, 1961), [Katanga : 1.654.176; Kasaï : 2.158.633. Kivu : 2.261.822. Province Orientale : 2.474.633; Équateur : 1.801.632; Léopoldville : 3.189.286]. Et donc à en croire, en 80 ans (1885-1960), le Congo n'a pas eu des natalités. Le Père Léon de Saint Moulin vit encore à Kinshasa, le moment est venu d'expliquer ce génocide, pire que celui des juifs, arméniens, rwandais ,....Il y a un très sérieux problème. c2/_Le Congo, construit par Léopold II, est un Congo de porteurs mourant de faim, d'otages violés, d'esclaves de caoutchouc émaciés et de mains coupées. C'est l'Empire de ses rêves d'arbres gigantesques, d'animaux exotiques, de minerais de cuivre, de diamant, d'or... qui lui rapportait de milliards de dollars de profits incommensurables et d'habitants qui lui étaient reconnaissants de sa politique avisée!. En 1897, lors de l'Exposition universelle de Bruxelles, Léopold II organisa une attraction à Tervuren. Plus d'un million de visiteurs vinrent voir cette célébration du Congo. On y a installé des Africains barbarisés qui se servaient d'outils, de tambours et de chaudrons apportés du Congo. Ils dansaient, des femmes nues, et faisaient le tour d'un étang en pirogue. Le cas de Ota Benga fut le plus épouvantable. Ce Pygmée du Congo fut exposé dans la cage ensemble avec des singes du zoo du Broons, à New York, en septembre 1906. Ota la partageait avec un ourang-ourang. Les visiteurs scrutaient ses dents, effilées pour faire accréditer l'opinion qu'il dévorait la chair humaine. Ota Benga se suicida. Léopold II vint voir ces atrocités en personne, fier et comblé. Lorsqu'il apprit que ses infrahumains souffraient d'indigestion à cause de la nourriture et de bonbons que leur donnait le public, il ordonna d'installer une pancarte identique à celle interdisant de donner à manger aux animaux, qui disait : les noirs sont nourris par le comite d'organisation (cfr Les Fantômes du Roi Léopold, Adam Hochschild, Belfond, 1998, p. 210-211). c3/_E.D. Morel dénonce, dans son ouvrage "Morel's History of the Congo; sous la direction de William Roger Louis et Jean Stengers; Oxford, Clarendon Press, 1968, pp. 41-42, l'esclavage institutionnalisé au Congo par Léopold II, ainsi que la création, le fonctionnement d'une Société secrète d'assassins chapeautée par le Roi lui-même. c4/_La voyoucratie de Léopold II était assise sur un socle sempiternel, la traumacratie. Cet appareil était lui-même organisé autour de quatre piliers imparables, à savoir : les assassinats de masse et les assassinats rituels; les famines, les épuisements, les expéditions barbares; les pandémies; la chute des taux de natalités. * Lorsqu'un village ou un district ne fournissait pas son quota de caoutchouc, ou se rebellait contre le régime, les soldats de la Force Publique ou les sentinelles des compagnies d'exploitation du caoutchouc tuaient tous les habitants qui leur tombaient sous la main (cfr Les Fantômes du Roi Léopold, Adam Hochschild, Belfond, 1998, p. 265). *Tandis que se répandaient les nouvelles de la terreur, des centaines des milliers de Congolais abandonnaient leurs villages. Et, par mesure de rétorsion, les soldats prenaient leur bétail, brûlaient leurs maisons et leurs récoltes, laissaient les villages sans nourriture. Ces soldats utilisaient les mêmes pratiques lorsqu'ils cherchaient de l'ivoire, de la nourriture, des porteurs, des FEMMES_ d'où les famines (cfr Les Fantômes du Roi Léopold, Adam Hochschild, Belfond, 1998, p. 268). *Les maladies tuaient plus de congolais que les balles. Les Blancs; et surtout leurs milliers de criminels, extraits des prisons d'Europe pour aller purger leurs peines au bagne du Congo comme surveillants des indigènes commis aux corvées, introduisirent au Congo de nombreuses maladies, à ce moment, inconnues, comme la tuberculose (cfr Les Fantômes du Roi Léopold, Adam Hochschild, Belfond, 1998, p. 270). *Les hommes étaient envoyés à la foret des semaines durant pour trouver du caoutchouc, les femmes affamées étaient gardées en otage dans les villages incendiés. Qu'il s'agisse des hommes qui étaient expédiés et gardés en foret, que des femmes en otage, tous mourraient en masse de privations inhumaines. *Joseph Conrad affirme affirme que ce qui s'est produit au Congo était indubitablement de l'assassinat de masse à grande échelle. Le Congo a perdu la moitié de ses populations de 1885, soit, la moitié des 40millions recensés par Stanley, càd, 20 millions d'habitants. C'est le Bilan atroce de cette horreur de Léopold II. De nos jours, le jugement le plus autorisé, est celui du Prof. Jan VANSINA, Professeur émérite de l'Université du Wisconsin, et sans doute le plus grand ethnographe actuel spécialisé dans les peuples du bassin du Congo. Il fonde ses calculs sur d'innombrables sources locales de régions différentes : prêtres remarquant que le nombre de leurs ouailles était en nette diminution, traditions orales, généalogies,et bien d'autres. Son estimation est la même : entre 1880 et 1920, la population du Congo a diminué de la moitié (cfr Les Fantômes du Roi Léopold, Adam Hochschild, Belfond, 1998, p. 273 et Vansina, Jan, Introduction à Vangroenweghe, D., Du Sang sur les Lianes, p. 10). *A l'ancien Duché de Tervuren, près de Bruxelles, où, au VIIIè siècle,, saint Hubert, le patron des chasseurs, avait établi sa demeure dans ces bois giboyeux, Léopold II y a construit avec l'argent du Congo, un immense palais de style Louis XV, qui abrite le Musée Royal de l'Afrique Central. On y offre, notamment, avec un faste inouï, une galerie pleine d'armes et d'uniformes de la Force Publique. Dans une autre salle sont exposés de nombreux animaux naturalisés : éléphants, chimpanzés, gorilles... Partout des vitrines présentent des artefacts de divers cultures du Congo : lances, flèches, pipes, masques, poteries, objets en vannerie, avirons, sceptres, pièges à poissons, instruments de musique... Mais on chercherait en vain dans toutes ces grandes salles que comporte ce Musée, quels que témoignages que ce soient sur des millions de Congolais tués au portage, dans les corvées du caoutchouc de Léopold II. La Belgique a passé ce cataclysme dans le compte des pertes et profits de son Royaume. Le pire est que les autocrates congolais appellent avec ferveur ces gens là des noko, des oncles. A-t-on vu en Afrique un vrai oncle qui ne protège, ni défend se neveux! c7/_De longues années durant, des Missionnaires non cupides ont été des témoins privilégiés et impuissants des supplices de la chicotte, des raids de la Force Publique, des incendies des villages et tant d'autres tyrannies de l'esclavage du caoutchouc. Dans son ouvrage, Caoutchouc rouge, 1906, Morel raconte l'histoire de la traite des esclaves du caoutchouc qui a enrichi Léopold II de plusieurs milliards $.
3.1.1.2. L'État des copains et des coquins (1960-1967) a) Faits, notamment : Le Groupe de Binza, a été mis en place par le Gouvernement belge, avec l'accord des Puissances du Bassin Conventionnel du Congo, au sortir de la Table Ronde Économique de Bruxelles (Avril 1960). Ce Groupe des Criminels, hommes de paille des Puissances signataires de l'Acte Général de Berlin du 26 février 1885, comprend Mobutu Joseph-Désiré, Bomboko Justin Jean-Marie, Ndele Albert, Nendaka Victor, Kandolo Damien. Dès la formation du Premier Gouvernement Congolais dans lequel ils occupaient déjà des postes hautement stratégiques, ces apatrides ont initié et multiplié les forfaitures, dont notamment, liquidation de la Banque Centrale du Congo(août, 1960);la liquidation de la Banque du Katanga (avril,1963)]. Et, finalement, ils ont décidé de se passer des intermédiaires en prenant le Pouvoir d'État le 24 novembre 1965, permettant à ce Groupe d'opérer plus librement (Africa Confidentiel, n°10, 12 mai 1967). b) Conséquences, notamment : En tant que bras séculier du Plan de Laeken (janvier 1959), le Groupe de Binza a englouti le Congo dans le chaos, la violence, la misère et la mort massive. c) Résultat, notamment : c1/_Des mercenaires dans la sécession du Katanga (11 juillet 1960-14 janvier 1963) : *Dès le 25 octobre 1960, avec l'appui des "ultra" du Katanga, le colonel Trinquier, les éléments "Algérie française", le commandant Faulques, Mike Hoare (officier anglophone, qui en avril-mai 1961 disparut avec 20 camions, dissipés dans la nature, qu'il devait conduire entre Lubumbashi et Nyunzu), sèment la terreur dans le Katanga. *Après la Sécession du Katanga (14 janvier 1963), le noyau militaire tshombiste [Bob Denard (sergent français, ancien quartier-maître en Indochine) pour les équipements, Jean Schramme (colon belge au Maniema) pour les forces terrestres, J.Puren (Sud-africain pour l'aviation)], se sont repliés en Angola à la tête de près de 250 mercenaires. c2/_Les mercenaires contre les rebellions (1964-1967) *En juin 1964, des avions de combat attaquent les positions rebelles dans la zone d'Uvira. On retrouve les repliés d'Angola, Bob Denard, Jean Schramme, Mike Hoare, Siegfried Müller (offier SS), major Bertrand, capitaine Ian Gordon, le sergent John Peters, le commandant Lamousine, le colonel Vandewalle (Ancien Administrateur en Chef de la Sûreté coloniale), ... . En septembre 1964, la base de Kamina comptait déjà plus de 600 mercenaires, destinés aux déploiements, successivement, dans l'axe Aketi-Buta-Banalia-Stanleyville, l'axe Gemena-Lisala-Boende, l'axe Bukavu-Uvira, *En 1966-1967, 800 mercenaires (dont, 300 anglophones et 500 francophones), soutenus par les "diabos" ex gendarmes katangais du lieutenant-colonel Tshipola, se mutinent et occupent successivement Bukavu (16 juillet 1966, 9 août 1967), Kisangani (2 juillet 1966, 5 juillet 1967,), Punia (12 juillet 1967), Kindu, Panga, Banalia, Buta, Kisenge (1er novembre 1067), Luashi novembre 1967), Kasaji (4 novembre 1967), Dilolo, Kolwezi, Mutshatsha (2 novembre 1967), conduits par les mêmes affreux (Bob Denard pourtant promu Lieutenant-Colonel par Mobutu, le 14 mai 1966, Jean Schramme). *En avril 1968, plus de 3.000 mercenaires furent évacués par le Rwanda, en exécution de la Résolution n°S/PV/1378 du 15 novembre 1967, laissant le Congo sous état d'exception (Ord. n°67/279 du 5 juillet 1967) et suspension des libertés publiques (Ord.67/282 du 7 juillet 1967). Ces deux ordonnances liberticides, signées par Mobutu, Tshisekedi et Singa, ne furent jamais abrogées par leurs auteurs. c3/_Le Rapport de la Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement (RAPPORT BIRD_25 mars 1962), actuellement Banque Mondiale, relatif à l'Audit du Patrimoine du Congo Belge, demandé, en 1961, par le Président de la République, Monsieur Joseph KASA-VUBU, est resté lettre morte. Ce Rapport, qui apporte toutes les preuves de tous les vols d'État (6.000 milliards $) du Gouvernent belge, n'a toujours pas été exécuté par les Dirigeants congolais, manipulés par le Groupe de Binza.3.1.1.3. L' Etat-Mpr (1967-1997)
a) Faits,
notamment
: b) Conséquences, notamment : b1/_En 1978, le banquier allemand Erwin Blumenthal (ancien membre du Directoire de la Bundesbank, un pro de la haute finance internationale) a été engagé par le FMI pour auditer la gestion de Mobutu. Il en était précipitamment reparti en juillet 1979, après avoir été menacé de mort à deux reprises par par des généraux de Mobutu, dont le Chef de la garde personnelle du dictateur. Il avait été envoyé sur place par le Fonds Monétaire International (FMI) et la Banque Mondiale pour superviser la banque d’Etat du Zaïre qui ne payait plus les dettes du régime Mobutu. Les bailleurs de fonds de Mobutu connaissaient très bien les mécanismes qui permettaient au dictateur de saigner son pays à blanc. Lors de la publication complète du Rapport Blumenthal en 1982 devant le Tribunal des peuples, en Suisse, on a pu découvrir les noms des entreprise étrangères qui ont participé de près au pillage: Renault-Saviem, PHILBRO ou Marc Rich , et qui côtoyaient des banques allemandes, anglaises, belges et la filiale de Paribas à Genève. La corruption était donc détectée officiellement; de longue date, des preuves existaient que Mobutu s’enrichissait et corrompait grâce à l’Etat qu’il présidait. b2/_Dans les années 70, le Zaïre a fait l’objet de nombreuses études. Il faut dire que la Banque du Zaïre, pratiquement en cessation de payement depuis 1974, ne pouvait guère invoquer la chute du prix du cuivre sur les marchés internationaux et qu’on se demandait comment un des pays les plus riches en minerais du monde pouvait être en faillite. Des projets surfacturés de Mobutu et de son entourage coûtaient trop cher. Dans un remarquable dossier du Monde diplomatique de mai 1977, Benoît Verhaegen, alors Recteur de l’Université de Kisangani, établit la liste d’un bon millier de ministres et de secrétaires d’Etat qui tous, ont pu, en ne passant parfois que quelques mois au pouvoir, mettre de côté de quoi finir confortablement leur existence en puisant dans les caisses étatiques. En 1980, David Gould a publié une somme encore inégalée sur la corruption bureaucratique et le sous-développement dans le cas du Zaïre. Mais comment fonctionne ce pillage ? Il a fallu plusieurs étapes avant d’arriver à réunir entre les mains d’une petite élite les principales sources de fortune du Congo. Petit à petit, aidé par des juristes de son entourage, Mobutu, à coups de réformes juridiques – au prétexte de quitter l’ère coloniale, nationalise des Biens public et privés,, garantissait les investissements étrangers. Il a ainsi détruit toute l’économie aussi bien locale que d’exportation. Mobutu n’a pas distribué les richesses ni créé de bourgeoisie nationale. Seuls quelques amis, les barons du régime, se sont enrichis de manière extravagante. Le principe consistait à introduire les propriétés saisies aux colons ou aux entreprises au sein du holding CELZA qui appartenait à la famille Mobutu. Les meilleures plantations revenaient toujours au chef de l’Etat (friand de biens tangibles) et son ami Bemba Saolona a pu amasser là – en se «contentant» d’entreprises ou de financements – de quoi devenir « l’homme le plus riche du Zaïre ». b3/_Mobutu a volé de nombreux crédits internationaux: La dette extérieure déclarée du Zaïre était de 4 milliards de $ en 1980, alors que depuis 1974, l’Etat était en banqueroute. On se demande comment en 1990, l’Etat zaïrois devait 10,5 milliards de $ et 7 ans plus tard, à la mort du tyran, 14 milliards de $! c) Résultat, notamment : c1/_Les surfacturations de Mobutu sont incommensurables. Le Projet Inga était devisé à 460 millions de $. Ce barrage sur le fleuve Congo devait alimenter en électricité toute l’Afrique noire. Rien que le quart de la première tranche, Inga 1, aurait suffit pour assurer l’approvisionnement complet de Kinshasa en électricité. Pour utiliser le courant produit, Mobutu ordonna la construction de la ligne à très haute tension (un million de volts continus, une nouveauté jamais testée en matière de transport électrique) entre Inga et le Shaba, pour alimenter les principales mines de cuivre du pays. Devisée à 255 millions $, celle-ci a fini par coûter 1,6 milliards, un dépassement étonnant (la longueur de la ligne à construire: 1.800 kilomètres de haute technologie installée sans protection dans la jungle). Aucune ligne secondaire ne part de cette autoroute. Et pour amuser Mobutu, un grand levier rouge permet d’arrêter d’un seul coup la livraison de courant. Mobutu et sa clique ont profité grassement de cette construction; le Zaïre n’a payé qu’un partie infime de la facture (prise en charge par la garantie publique à l’exportation américaine) et Morrison-Knudsen, le grand bureau américain responsable du projet, n’a pas dû fermer boutique.c2/_Dans la même veine, Alusuisse créa Aluzaïre, une fonderie d’aluminium. Proche des mines de bauxite de Sumbi dans le Bas-Congo, et avec le courant bon marché d’Inga, l’affaire promettait d’être juteuse. La chute du prix de l’aluminium, l’incapacité de l’Etat mobutiste à agrandir un port en eau profonde à Banana par la félonie de la Kengo-Mafia, ont fini par enterrer le projet en 1984. Reste que pendant des années, des bureaux d’ingénieurs suisses ont planché sur ce grand projet et ont gagné leur pain. Ainsi à coups de grands projets, Mobutu arrosait ses amis étrangers et ces derniers ne manquaient pas de lui renvoyer l’ascenseur chaque fois qu’il demandait un crédit auprès d’une institution internationale. Comme Mobutu avait des comparses bien placés dans des grandes entreprises industrielles, financières et commerciales, les décideurs ont laissé son clan s’enrichir. c3/_Voici quelques contours du système de malversations orchestrées par Mobutu et les siens: – Les intermédiaires : on leur accorde des gratifications pour faire usage de leurs bons réseaux de relations. Les deux côtés passent à la caisse : les hauts dignitaires du régime et les entreprises désirant vendre aux Zaïrois n’importe quels technologies, services ou pièces de rechange. – Les vendeurs des firmes occidentales : ils sont intéressés à se débarrasser de leurs excédents plutôt que de faire des investissements rentables seulement à long terme. - Les conseillers de tout poil : bureaux d’études et d’ingénieurs, avocats d’affaires, ils livrent des rapports favorables concernant les investissements en question, en camouflant habilement l’absurdité économique de certains projets sous des tonnes d’arguments d’une haute technicité pour finir bêtement par vanter les compétences des sociétés étrangères et zaïroises cherchant des fonds. - Les banques privées : sur la base des rapports élogieux des précédents, elles acceptent de financer des affaires et pourront toujours compter sur la gestion des pots-de-vin pour tirer profit de ces opérations risquées dans lesquelles elles se lancent après des évaluations très superficielles. - Les Institutions publiques : elles garantissent les crédits à l’exportation comme l’ExImbank aux USA, la COFACE en France ou la «garantie des risques à l’exportation» en Suisse. - Les gouvernements étrangers : ils ont toujours été prêts à refinancer et rééchelonner la dette du Zaïre au moyen de crédits obtenus par le biais d’institutions multilatérales. Ces amis étrangers voulaient bien aider Mobutu, mais il fallait des retombées concrètes. Une partie de l’argent des caisses noires de Mobutu (les frais de corruption oscillant entre 25 et 45% suivant le type d’affaire) revenait ainsi au pays de départ, sans que personne ne s’en offusque, le fait de pouvoir déduire les montants versés « au noir » dans les frais fiscaux aidant à polir certains bilans. c4/_Loin s'en faut, ces réseaux ne sont pas de simples aléas du développement africain dus à la corruption locale, mais qu’une bande organisée de gangsters était à l’oeuvre. Ainsi, à la fin des années 70, la brigade des stupéfiants belge a arrêté à la douane, après une enquête sur les membres de la famille Mobutu, Honoré Ngbanda avec un gros chargement de haschich. Ce dernier n’a jamais été inquiété, aucune enquête ouverte, alors que le moindre petit vendeur de rue était condamné à plusieurs années de prison ferme s’il possédait plus de vingt grammes de cette substance en poche. La guerre du Liban avait en effet déplacé à Kinshasa des vendeurs de stupéfiants qui, se prenant d’amitié avec le clan Mobutu, purent rapidement mettre la main sur le commerce des diamants. c5/_La personnalité de Mobutu. Deux traits de caractère de Mobutu – tous ceux qui l’ont connu l’admettent. Ils ont singé son « activité économique » : sa mentalité de chasseur-cueilleur et son avidité à l’argent. Un commerçant zaïrois résume crûment : « Il était incapable de faire un bilan (fondamentalement), parce qu’il n’avait jamais eu besoin d’en faire un. Son idée du financement consistait à prendre le téléphone, d’appeler Seti Yale (un proche devenu très riche grâce aux largesses du président) et de lui dire: ”Envoie-moi deux millions.”Mobutu amassait des biens immédiatement réalisables, car il n’a jamais compris la fonction de l’argent et ses relations avec la finance. Il ne savait pas, par exemple, au début de son règne, que faire des grandes mines. Sans conception, il a nationalisé, notamment la plus grosse entreprise du pays, l’Union minière du Haut-Katanga (UMHK) dans laquelle l'Etat détenait 52% des actions. Mal lui en a pris, les Belges lui ont coupé les crédits, les prix sont tombés et pour obtenir leur savoir-faire, il a dû signer un contrat assurant aux anciens actionnaires « la plus grande somme de dédommagement jamais versée suite à une nationalisation » selon Davis Gould. Il voulait toucher deux milliards de dollars et tout de suite, histoire de les montrer. c6/_.Le clan de Mobutu coûtait très cher: en 1970, on estimait ses dépenses quotidiennes à plus de 50.000 $. La part réservée aux dépenses présidentielles représentait alors 21,3 % du budget total de l’Etat. 10 ans après, Mobutu a pris une seconde femme, ce qui a multiplié le nombre de personnes faisant partie de la suite. La seconde épouse a passé la vitesse supérieure : elle dépensait en une journée l’équivalent du budget d’un mois, simplement en faisant les bijouteries. Tout cela, sans oublier la ferme dans la ville pseudo-natale du chef, Gbadolite, ce Versailles de la jungle où 170 vaches suisses carburent à l’air conditionné et le taureau primé Vihar du Simmental menace d’étouffer s’il n’est pas arrosé tous les jours à 14 heures…Mais la famille n’explique pas la perte de richesses à elle toute seule, ni l’attrait de Mobutu pour l’immobilier (ses propriétés au moment de sa mort sont estimées à près d'un milliard de $). Car il fallait aussi payer cash tous ceux qui savaient que les billets zaïrois ne valaient pas pipette. Ainsi, les marabouts et autres féticheurs, que Mobutu affectionnait, furent très souvent payés en lingots d’or. Le Sénégalais Kébé, son principal conseiller en occultisme, est devenu ainsi un des plus gros propriétaires terriens de Dakar. Son cercle d’intimes n’a que peu évolué et on retrouve toujours les mêmes noms: Nimy Mayidika Ngimbi, Bisengimana Rwema, André Atundu Liongo, le beau-frère Bolozi (surnommée l’équarrisseur), l’homme de main Honoré Ngbanda Nzambo (surnommé Terminator), sans oublier celui qui a accumulé une des plus grosses fortunes du Zaïre, Seti Yale, et l’homme le plus riche de la nation, Bemba Saolona. Ces barons avaient, bien sûr, eux aussi un cercle de fidèles à entretenir. S’il a été possible de financer pendant la première décennie du régime les appétits de ces milieux, la chute des prix des matières premières a mis fin à cette période euphorique. Pour se refaire, Mobutu et sa clique ont dû trouver d’autres sources de revenus. Certes, le soutien des USA à la guérilla angolaise (l’UNITA de Jonas Savimbi) a permis d’utiliser le marché de l’armement et de la logistique militaire (importation de carburant, de véhicules, etc.) pour combler les trous. Ajoutons que le commerce du diamant avait été «privatisé», ce qui donnait l’occasion d’empocher de coquettes commissions. L’entourage militaire et «de sécurité» de Mobutu est aussi déterminant dans ce cadre. Le nombre de soldats, souvent augmenté fictivement sur les listes des effectifs, passe de 24.000 en 1965 à 60.000 au milieu des années 70 pour culminer à 120.000 hommes dans les années 80. Ce qui fait beaucoup de gens à entretenir…Tous les dirigeants s’arrangeaient pour tirer leur épingle du jeu et, si l’on faisait artificiellement gonfler les effectifs, les responsables encaissaient pour ces soldats fictifs des salaires de l’Etat pour mieux se les approprier. c7/_Un autre aspect concerne plus directement le clan Mobutu et ses ramifications en Suisse. Par sa descendance et tous ceux qui, par mariages interposés, font partie de son clan, Mobutu a contribué à ruiner plus avant encore son pays : Beyeye Djema, le précepteur des jeunes enfants Mobutu (certains disent qu’il s’agit d’un fils jamais reconnu) a ainsi soi-disant été «délesté» de plusieurs dizaines de kg d’or. Un chargement destiné, selon certaines sources, à METALOR (une succursale de la Société de Banque Suisse, appelée autrefois Métaux Précieux) à Neuchâtel qui devait raffiner le métal jaune pour la Banque du Zaïre. Après une longue saga judiciaire, il est apparu qu’il s’agissait d’un règlement de comptes interne à la famille, le plus âgé des fils de Mobutu, Niwa, ayant tenté de s’approprier de l’or mis de côté par son père …On retrouve ce fils dans un des deux groupes d’entreprises utilisés pour détourner des fonds: – Le Groupe Yoshad, composé du copain Seti Yale, de l’aîné Niwa, du beaufrère Bolozi et du cadet Kongulu, se spécialisa un temps dans les réseaux de prostitution de luxe et les faux papiers. Cette « entreprise » avait ouvert un compte à l’Union de Banques Suisses de Martigny, qui a procédé jusqu’en mai 1997 à des transactions portant sur plusieurs millions $ pour Kongulu; on a appris cela peu après que la Commission fédérale des banques (CFB) ait déclaré qu’il ne restait plus d’argent de Mobutu en Suisse, « sauf peut-être un compte d’épargne d’une de ses filles ». – Le Groupe Mandova : sous couvert de ce groupe, Manda, un autre des fils, s’est occupé de trafic d’ivoire et se payait le luxe d’offrir des animaux rares aux zoos européens (un couple d’okapi pour 500.000 $ par ex.). Sur place, il affectionnait de dévaliser les entrepôts de la zone portuaire de Matadi les armes à la main. La liste des méfaits est longue et le principe toujours le même : on utilise les structures officielles pour s’enrichir. On peut cependant se demander pourquoi, alors que depuis le début des années 80 un bonne partie du clan et des barons de Mobutu faisait l’objet d’enquêtes poussées de la part des polices du monde occidental, aucune de ces investigations n’a abouti à des condamnations. Et pourtant, entre la traite des femmes, la distribution d’héroïne, le faux monnayage, la fraude fiscale et douanière, le commerce illégal d’armes et les faux dans les titres, on aurait pu espérer que certaines juridictions interviendraient. c8/_Les faux-monnayeurs. En avril 1983, la Zambie voisine accuse pour la première fois le Zaïre de fabriquer de la fausse monnaie. Fausse alerte ? Pas vraiment, car on trouvera dans l’appartement bruxellois de Bemba Saolona, un fidèle baron de Mobutu, une « quantité gigantesque » de faux dollars pas tout à fait terminés. Le FBI attesta de l’excellente qualité de ces ébauches de billets de 100 $. Bemba prétendit alors que les six valises pleines à craquer avaient été déposées dans son appartement, fort bien surveillé, à son insu ! Comment dès la fin de années 80, l’Etat du Zaïre est devenu, grâce à Mobutu et ses comparses, le plus grand faux-monnayeur de la planète ? En achetant en Allemagne une presse à billets de haute précision neuve auprès de la maison spécialisée Giesecke & Devrient (G&D, qui a fourni pendant longtemps des billets à la banque centrale zaïroise) et en se procurant en Suisse l’encre verte nécessaire à fabriquer des dollars américains par l’intermédiaire de l’entreprise helvétique Security Printing, une filiale bien dissimulée de G&D. Le vert dollar US est l’un des secrets les mieux gardés du monde par le détenteur de la licence, qui fournit sa technologie à la maison SICPA de Chavornay (VD), spécialiste des encres pour papiers-valeurs. Il a ainsi été possible pour le clan Mobutu de produire au Zaïre non seulement des billets locaux, mais aussi suffisamment de dollars pour ne plus avoir de soucis jusqu’à la fin de ses jours. c9/_ On solde. En 1992, on retrouve la SICPA qui fonde une société, la SWIPCO. Ses actionnaires font partie du gratin de la haute finance internationale : Hélie de Pourtales et Jean Guyot (actionnaires principaux de Lazard frères), Edgar Bronfmann (Seagram, MCI, Universal Studios), Stefen Robert (du brooker new-yorkais Oppenheimer & Co) et Charles Evans (un des plus gros spéculateurs immobiliers de New York). En cette (bonne) compagnie, la SICPA entend fournir toutes sortes de conseils et prestations de gestion pour des investissements et garantir en outre leur sécurité. Les propriétaires de SICPA (valeur estimée: environ 1 milliard $) sont Philippe et Maurice Amon. Est-ce un hasard de retrouver, en 1995, la SWIPCO en train de négocier avec le Zaïre la privatisation de toutes les entreprises d’Etat ? Contre un remboursement des dettes de l’Etat, la SWIPCO et les membres d’un consortium huppé (formé entre autres de Nicholas Oppenheimer, un ancien d’Anglo-American, une mutinationale minière, principal décideur chez le diamantaire De Beers) et Marc de Lacharrière (un ancien de l’Oréal travaillant pour la holding FILAMAC) espéraient obtenir ainsi l’exploitation exclusive de toutes les richesses du sous-sol zaïrois. c10/_ Mais cet habile échange de bons procédés n’a pas pu être réalisé, malgré les efforts du Premier Ministre d’alors, Kengo wa Dondo. Cela ne l’empêcha pas de restructurer comme le demandait le FMI les chemins de fer zaïrois, en laissant un consortium belgo-sud-africain s’emparer du gros de l’affaire. Les mines étatiques (GECAMINES et Kilo-Moto) furent partiellement dispersées à l’encan, des concessions étant octroyées à des intérêts étrangers contre payement d’arrhes sur les bénéfices à venir. Des sommes qui n’apparaîtront jamais au budget de l’Etat. Ce même Kengo a finalement quitté précipitemment le Zaïre juste avant la fin du régime Mobutu en mars 1997, en emportant les derniers centaines de millions de dollars restés dans la caisse de l’Etat, prétextant sauver l’argent pour lutter contre Kabila et ses rebelles. Cet individu se promène tranquilement avec un passeport diplomatique. Comble de la tragédie, il vient de se faire élire, Sénateur. Lorsqu’il a passé à Genève, le 11 avril 1997, les autorités helvétiques n’ont pas bougé le petit doigt. Aucune autorité européenne n’a daigné lui demander comment la presse à billets, livrée alors qu’il était premier ministre, a fonctionné. c11/_. La dissolution des pouvoirs de l’Etat débouche sur un totalitarisme bénéfique aux entreprises. Les extracteurs et distributeurs de diamants établis (comme De Beers ou la MIBA) qui s’étaient organisés pour assurer la sécurité interne de leurs exploitations et comptaient sur l’Etat central et néo-colonial pour garantir la sécurité de leur environnement général, ont vu la situation se dégrader sous l’influence de la dérégulation des années 80 voulue par les Etats-Unis sous l’ère Reagan. Dans les pays extracteurs, l’instabilité s’est installée, la police et l’armée, peu ou pas payées du tout, n’assurant plus leurs fonctions. L’écoulement des diamants a ainsi été dominé petit à petit par une mafia, principalement libanaise. Elle gagnait sur deux voire trois tableaux: en vendant de la drogue, en blanchissant l’argent grâce aux diamants et en fournissant parfois des armes aux chefs locaux. L’augmentation des risques représente un terrain fructueux pour une nouvelle branche d’entreprises oeuvrant pour la « sécurité ». La fin de la guerre froide avait mis sur la touche toute une série de spécialistes du combat militaire (rien que l’armée américaine a réduit ses effectifs de plus de 30%), formant ainsi un réservoir de personnel qualifié pour créer des milices efficaces. Au service de sociétés axées sur l’exploitation à outrance et fonctionnant selon les règles du marché, ces armées privées ont assuré peu à peu la sécurité des régions d’extraction. 12/_Dans cette perspective, on peut citer l’entreprise sud-africaine Executive Outcome qui fait partie du groupe Strategic Ressources basé à Londres, qui eut quelques succès en Angola (contre Savimbi) et en Sierra Leone, ainsi que d’autres plus gros poissons: MPRI, Vinell Corp., SAIC ou BETAC (toutes américaines). Chargées de la gestion de la sécurité de certaines multinationales, notamment pétrolières, elles entraînent aussi les forces armées de nombreux pays (Croatie par exemple). Cette privatisation larvée des tâches de l’armée, qui se drape dans le secret dû à toute entreprise commerciale, est une des conséquences néfastes pour la démocratie de la dérégulation. On décrète qu’il est inutile ou peu efficace de confier certaines tâches relevant de la sécurité intérieure à l’Etat; des entreprises privées sont alors chargées, sans aucun contrôle du peuple, de veiller au bien des entreprises, comme celui des multinationales du diamant dans le cas du Zaïre. On crée de la sorte des entités incontrôlables, axées uniquement sur l’exploitation des richesses au profit des multinationales, sans que le pays pillé puisse garder les moyens de se développer. c13/_Le pouvoir d'achat par tête d'habitant qui était de 2.000 $ en 1960, de 1.600 $ en 1965, est descendu à 200 $ en 1996. Le Budget de l'Éducation qui était de 22% à 30% entre 1960-1965, est descendu à 2% en1997. 99% et plus de la population n'avait pas de pièces d'identité à part quelques privilégiés qui détenaient la Carte de l'Ordre National du Léopard, tout comme les quelques 237 détenteurs de la Carte d'Immatriculation de Léopold II (1891 à 1960). 3.1.1.4. L'Etat-Afdl,Cpp,Rcd,Mlc (1997-2OO3) a) Faits, notamment : a1/_Selon son Fondateur, cet État a été créé par un conglomérat d'aventuriers sans foi ni loi. Il s'agit des signataires de l'Accord de Lemera du 23 octobre 1996 : PRP de LD Kabila, MNC/L de André Ngandu Kisasi, CNRD de Anselme Massasu, MRLZ de Déogratias Bugera, ADP de Bizima Karaha. a2/_A partir de 17 mai 1997, des puissances étrangères se sont emparées du Congo, confisquant au profit de leur souveraineté ce qui restait encore des pouvoirs d’État, après la très humiliante fuite de Mobutu. b) Conséquences, notamment : b 1/_L'Armée, la police, les services de sécurité, la diplomatie, le parti-Etat,… étaient planifiés et dirigés depuis des capitales étrangères. Comble de l’humiliation, les chefs, installés à la tête de ces appareils, y étaient mis par de petits pays que le Congo a nourri et instruit pendant de très nombreuses années. b2/_Il s’agit de la plus grande catastrophe du Congo post-colonial que, quelle que soit la lucidité que l’on puisse avoir, un vrai congolais n’aura jamais, à chaud, assez d’objectivité pour la transcrire avec toutes ses données saignantes. Nos populations doivent retenir que Kabila n’a pas été que libérateur mais aussi et surtout, le plus grand traître du Congo Indépendant. Il semble que tout notre patrimoine de défense a été emporté à Kigali, Kampala et Bujumbura. Ce procès doit s’ouvrir un jour, ainsi que celui des autres soudards bien identifiés.
c) Résultat,
notamment :
c1/_Selon une évaluation de
plusieurs ONG, admise par le Conseil de Sécurité de l'ONU, en sept ans de
crimes de sang des Seigneurs de guerre bien identifiés, le Congo a
enregistré quatre millions cinq cents mille morts congolais. Relevés dans
un seul espace territorial, même Hitler n'a pas fait mieux (six millions
de juifs de plusieurs pays en six ans).
c3/_Le Rapport Final du Groupe d'experts (RAPPORT Mahmoud KASSEM, ancien ambassadeur égyptien _Onu-2003) sur l'exploitation illégale des ressources et richesses de la RDC, n'a toujours pas été déposé devant la Cour Suprême de Justice. 3.1.1..5. L' Etat-Dic,Monuc,Ciat.Eupol.Eufor.Compagnonnages (2003-2006) a) Faits, notamment : Un rapport du Centre des Hautes Études de l'Armement (CHEar) sur les " nouveaux défis et nouveaux moyens ", daté de 1995, revient de façon pertinente sur le phénomène de la démobilisation des soldats de la Guerre froide (près de cinq millions de soldats de toutes spécialités). Ce rapport avertit de l'émergence d'un "lumpenprolétariat militarisé qui se regroupe en ANPE criminelles informelles (Agences nationales pour l'emploi _ ANPE), prêtes à tous les mercenariats ", et disposées à fournir des hommes à des organisations criminelles transnationales (OCT). Et les rédacteurs du rapport du CHEar de dresser la liste (non exhaustive) de ces OCT à " la capacité de mutation foudroyante " : mafias italiennes, turques et russes, cartels colombiens et mexicains, yakuzas du Japon, triades de Chine... " Quelle que soit l'OCT en cause, il est assuré que ces demandeurs d'emploi provenant d'ANPE criminelles fourniront encore aux équipes de base du narcotrafic, des ouvriers formés, aguerris et dangereux, comme le sont les groupes de feu des organisations criminelles de l'ex-URSS, recrutés au sein des commandos spetsnaz... " b) Conséquences, notamment : b1/_A lire le Préambule de leur Constitution du 23 avril 2003, les Actionnaires de ce Conglomérat ne s'en cachent guère : Nous, Délégués des Composantes et Entités du Dialogue inter congolais, Parties prenantes au présent Accord; le Gouvernement de la RDC, RCD, MLC, Opposition Politique, Forces Vives, RCD/ML, RCD/N, MAI-MAI. b2/_Une Constitution ainsi libellée est-t-elle opposable à tous les Congolais, sans que l'on ait au préalable, soumis les populations congolaises sous asservissement, esclavage et traite, obtenus par le recours à la barbarie ultime (armes de destructions massives silencieuses sur elles!). Pire, en sa clause, indiquée à l'Annexe IV, ce Groupe des privés confie le Pouvoir régalien de leur Etat-esclave à des¨Puissances étrangères : le CIAT.
c)
Résultat, notamment : 3.1.2. De la corporatocratie
3.1.2.1. L' Anomie ; b) Conséquences, notamment : b1/_La corruption est devenue endémique, et s'étend au champ social tout entier, du Président, des Vice-Présidents, des Premiers Ministres, des Ministres, des Dirigeants d'Entreprises et d'Administrations d'État au policier et au sportif. b2/_La corruption électorale règne en maître, comme l'ont montré les récentes élections. Le Président, les Vice-Présidents, et les Ministres manquent ainsi à leurs engagements et trahissent le peuple, perdant d'office leur légitimité (cfr les articles 56 et 57 de la Constitution). b3/_Les Dirigeants de la Planète, même les plus puritains, accourent à la proie congolaise.c) Résultat, notamment : c1/_Ces requins de l’Économie (ces Monstres évoqués ci-avant et leurs Maîtres) sont des professionnels grassement payés. Ils volent, chaque année, au moins cent milliards de dollars américains, tirés des ressources naturelles congolaises (pétrole, cuivre, cobalt, diamant, germanium, palladium; niobium, coltan,...). Ils détournent, en plus, l’argent de la Banque mondiale, de l’Agence américaine pour le développement international (USAID) et d’autres organisations d’aide étrangère, pour le placer dans les coffres d’énormes corporations et dans les poches de quelques riches familles qui contrôlent les ressources de la planète. Parmi leurs outils : le blanchiment, l'appropriation des coffres-forts des banques offshore et autres paradis fiscaux, la falsification des rapports financiers, le trucage des élections, la fraude, l’extorsion, le sexe, le meurtre, le génocide,.... Ils jouent à un jeu aussi vieux que le monde, mais qui a pris des dimensions terrifiantes en cette époque de mondialisation. c2/_ Ces Monstres Humanoïdes sont tous des créatures commises et soumises à une « corporatocratie », des hommes et quelques femmes qui dirigent des Conglomérats du Crime, des grandes Banques, particulièrement des Banques offshore. Cet Empire procède toujours de la même manière : les Maîtres choisissent un pays sous-développé, comme le Congo qui possède d'immenses ressources stratégiques, telles que le pétrole, le diamant.... Puis ils font en sorte que la Banque mondiale ou ses filiales lui accorde un gros crédit. Ces crédits sont versés directement à des corporations, comme Bechtel, Halliburton, Stone & Webster, Belgolaise,... pour, leur blanchiment ou qu’elles construisent de vastes infrastructures comme des centrales énergétiques et autres projets. tels que le financement des processus électoraux que ces humanoïdes gagnent. Ainsi, le Congo n'est qu' un vulgaire Etat-esclave sous tutelle de l'ONU, surendetté, une dette truquée, ridicule par apport à ses vrais avoirs, mais dont toutes les Institutions internationales s'acharnent à démontrer qu'elle est si importante que le Congo ne peut la rembourser.
3.1.2.2. L'Obscurantisme a)Faits, notamment : a1/_ L'Opposition et l'obstruction nord-barbares, à la sublimation, à l'ascension, à la pensée, à l'instruction, à la raison et au progrès des Nations opprimées, à la diffusion de leurs savoir et cultures, fondent la suprématie, l'hégémonie de la nord-barbarie-structure. L'obscurantisme est l'Arme de destruction massive silencieuse, la plus dévastatrice qui décime les Peuples Premiers, principalement les Noirs, en détruisant leur Être dans ce qu"il a de plus sacral, leur Inconscient. a2/_ Notre planète compte actuellement de plus en plus de pauvres, et de moins en moins de riches. Les pauvres sont de plus en plus pauvres, et les riches de plus en plus riches.a3/_C'est le résultat du libéralisme, une culture basée sur un capitalisme sauvage et coupée du lien avec la Source de Vie. a4/_ Cette mondialisation aveugle de l'économie, dont nous subissons chaque jour des effets de plus en plus pervers, n'est que l'aboutissement d'un système voulu et programmé depuis des éons à travers les structures obscurantistes des forces de l'Ombre, qui détournent à leurs seuls profils l'ensemble de la Prospérité, spécialement du Sud, et plus spécialement du Congo. b)Conséquences, notamment : b1/_ Il y a aujourd'hui quelques centaines d'individus, pas plus, qui jonglent avec les flux et les reflux monétaires, qui font monter ou chuter les bourses du monde entier au grès de leurs intérêts, et chaque jour, ils augmentent la masse financière que les Maîtres du Monde ont mis à leur disposition pour que l'injustice et la haine finissent par triompher sur la Terre. b2/_Une étude récente a révélé que plus de deux milliards d'hommes et de femmes survivent actuellement sur la Terre avec moins d'un dollar par jour, et que, pendant ce temps, les deux cents personnes les plus riches possèdent à elles seules plus que ces deux milliards de pauvres réunis. On sait, par exemple, que les 100 hommes d'affaires les plus riches des États-Unis disposent ensemble d'une fortune évaluée à plus de 8.000 milliards de Dollars usa, c'est-à-dire qu'elle est supérieure au total des richesses détenues par l'ensemble des peuples opprimés de la planète. Et, bien sûr, ces Américains-là, du moins la majorité d'entre eux, non seulement ne veulent rien partager avec les pauvres, mais cherchent à s'enrichir davantage encore ! b3/_ Pendant ce temps, on consent des crédits même aux plus pauvres, de manière à ce que chacun puisse assouvir les pulsions d'achat que viennent nous suggérer les hordes d'entités obscures qui rodent dans l'éther terrestre et n'attendent qu'une occasion pour s'introduire en nous, se loger dans notre sang et vampiriser notre énergie vitale. Et les pauvres se retrouvent ainsi ligotés, à la merci des banques et des structures financières obscures. .b4/_La hausse régulière des valeurs boursières donne encore l'illusion d'une économie prospère et florissante. Cette hausse n'est en réalité imputable qu'aux incessantes fusions de sociétés voulues et programmées par ceux-là, les Méphistophélès. Les bénéfices des entreprises ne profitent plus désormais qu'à un nombre de personnes toujours plus restreint qui continuent à s'enrichir, tandis que le nombre des pauvres, en même temps que leur niveau de dénuement, ne cessent d'augmenter. Or, il ne peut pas y avoir de solution économique, puisqu'on ne cherche plus les solutions économiques, on ne cherche désormais que des solutions financières pour que les riches puissent continuer à s'enrichir, et c'est tout.c)Résultat, notamment : c1/_Les Forces obscures de la Bourse et du Marché, dominées par les réseaux criminels mafieux, qui prennent de force toutes les richesses des pays opprimés comme le Congo, ont créé des ''gouvernements d'entreprises''. Ce sont des organismes chargés par les puissants fonds de pension américains, notamment, de créer le chaos dans les pays du Sud et d'obliger les multinationales à fusionner entre elles. Ces fusions se calculent sur des actifs volés au Sud, particulièrement au Congo, et, entraînent au Nord nécessairement des licenciements, et la perspective de ces licenciements permet à son tour aux actionnaires d'envisager de plus gros profits, puisque, dans le compte d'exploitation des entreprises, la masse salariale représente la plupart du temps le plus gros poste débiteur. Cette perspective de dégager des marges bénéficiaires plus importantes sur les richesses du Sud et la force du travail du prolétariat du Monde entier, fait elle-même monter les cours en bourse. Et les bénéfices de la revente des actions après la hausse sont répartis entre les gestionnaires des fonds de pension. c2/_Ce qui se passe, donc, c'est que les 9 dixièmes de l'humanité s'appauvrissent et perdent progressivement leurs ressources stratégiques et leur outil de travail, et pendant ce temps, des mécréants au service de l'Ombre continuent de s'enrichir à leurs dépens, et en plus, ils favorisent leur déchéance morale en facilitant la diffusion des drogues et de la pornographie à grande échelle. c3/_Donc, ce système, qui est un système profondément injuste, ne tient heureusement qu'à un fil. Et un mouvement de panique incontrôlable et incontrôlé, par ce fameux Marché, se produira inévitablement dès que le moment en sera venu, et sans doute bien plus vite que certains ne se l'imaginent !Ces Maîtres manquent totalement d'Amour ! Alors, d'un seul coup, en un instant, en un clin d'œil, la puissance de l'argent risque de voler en éclats comme une baudruche trop gonflée en présence d'une petite étincelle. Imaginez la tête de l'un de ces milliardaires, à la fortune amassée dans des conditions scandaleuses, s'il se réveillait un matin pour apprendre que ses titres n'ont plus aucune valeur et que ses Picassos achetés en des milliards n'intéressent plus personne ! Quel spectacle ! c4/_Ce qu'il nous faut maintenant, et très vite, c'est un système entièrement nouveau, capable de s'adapter à la transition et d'intégrer les nouvelles énergies. Or, ce système existe ! Il existe non seulement en de nombreuses régions de l'univers qui évoluent à l'intérieur d'autres octaves fréquentielles, mais il existe même déjà physiquement sur la Terre. Il s'appelle la synarchie,où l'économie repose sur des échanges basés sur la grande Loi d'Amour.3.2. La Patrie DE QUOI ET DE QUI ?
3.2.1. De la Nord-Barbarie-Structure
3.2.1.1. la globalisation a la
chauve-souris VAMPIRE_ la Géostratégie nord-barbare _ Les mensonges du
libéralisme a) Faits, notamment : a1/_La Nord-barbarie-Structure (FMI, BANQUE MONDIALE,...), ces Vampires des temps présents, tout comme leurs autres congénères du groupe des microchiroptères, auquel ils appartiennent, sont des chauve-souris, équipées d’organes d’écholocation qui leur permettent de se déplacer dans l’obscurité la plus totale (elles émettent des ultrasons dont elles recueillent les échos renvoyés par l’environnement — obstacles ou proies). Leur proie; la Patrie est sans défense. a2/_"Le libéralisme, c'est plus de choix et des meilleurs prix pour le consommateur". FAUX : Selon le dogme libéral lui-même, le libéralisme ne peut fonctionner que s'il existe une concurrence suffisante de l'offre. Or dans les faits, le capitalisme libéral tend vers la concentration et la formation de monopoles qui éliminent toute concurrence, réduisent le choix du consommateur et font monter les prix (ou baisser la qualité). a3/_"Le libéralisme, c'est le libre-jeu du marché". FAUX : Toujours selon le dogme libéral, le libre-jeu du marché nécessite la transparence du marché et de l'information. La réalité est que, à cause des contrats léonins, des pratiques d'opacité et de l'inégalité dans l'accès à l'information, ni l'Etat, ni tout autre investisseur, et encore moins le consommateur, ne peut accéder à un quelconque droit, ni choisir en connaissance de cause. a4/_La croissance crée des emplois". FAUX : La croissance crée des emplois dans un premier temps, mais elle sert surtout à financer les "restructurations" et la corruption. Au bout du compte, elle détruit davantage d'emplois qu'elle n'en crée. a5/_"Seul le marché est apte à déterminer le juste prix des matières premières, des devises, ou des entreprises" . FAUX : Les marchés sont essentiellement guidés par la spéculation et la recherche du profit à court-terme. Les fluctuations des cours sont souvent irrationnelles, excessives, et soumises à la manipulation. Ces oscillations excessives des cours sont destructrices, provoquant ruines et faillites dans l'économie réelle. Mais dans le même temps, ces oscillations sont aussi génératrices de profit pour les spéculateurs. Encore le principe des vases communicants…!a6/_"L'entreprise crée des richesses. Elle est la source de la prospérité des pays et de leurs habitants". FAUX : le plus souvent, les entreprises ne créent pas de richesses, car la valeur créée est inférieure aux coût réel des ressources utilisées ou détruites, si on prend en compte le coût environnemental et humain, ainsi que le coût réel des matières premières non renouvelables volées ou spoliées au Congo et ailleurs. a4/_"La mondialisation profite à tous". FAUX : Entre 1992 et 2002, le revenu par habitant a chuté dans 81 pays. Dans le Sud, le nombre des "extrêmement pauvres" a augmenté de près de un milliard. b)Conséquences,notamment : b 1/_Hématophages, les Vampires incisent la peau d’animaux à sang chaud, les terriens et leur écologie (environnement; oiseaux, mammifères, hommes) à l’aide de leurs incisives spécialement adaptées et extrêmement tranchantes, et lèchent ensuite le sang avec leur langue creusée en gouttière. Leur salive contient des substances anticoagulantes, ce qui maintient le sang liquide pendant tout le temps du repas de l’animal. Ce mode d’alimentation particulier, dont ces chauves-souris tirent leur nom de vampires, leur vaut également une sinistre réputation ; le prélèvement de sang (énergie fossile pour le fonctionnement de leur civilisation qui provoque présentement le réchauffement de la planète terre). Les vampires sont des vecteurs de maladies parasitaires ou de virus, tel la rage, la tuberculose, le sida, causant des épidémies au sein des troupeaux de bovins (bestiaux et humains). Les vampires vivent en petites colonies (dans des troncs d’arbres creux ou quartiers hautement sécurisés). Une grande solidarité existe entre tous les membres de la colonie. Lorsqu’au petit matin, certains n’ont pas trouvé de victime durant la nuit, leurs congénères plus chanceux partagent le sang qu’ils régurgitent.b2/_Dans le domaine des services publics comme la distribution d'eau, la poste, ou les chemins de fer, leur privatisation s'est toujours traduite par une augmentation des coûts pour l'usager, une diminution du service, et une réduction des investissements dans l'entretien des infrastructures. b3/_L'écart des salaires s'est également creusé de manière fantastique. Prenons l'exemple d'une ouvrière chez un sous-traitant asiatique de Disney qui fabrique des vêtements à l'effigie de Mickey pour les consommateurs occidentaux. Cette ouvrière travaille dans un "atelier de la sueur", 14 heures par jour, 7 jours sur 7, sans aucune protection sociale, sans droit de grève, le tout pour un salaire horaire de 0,28 dollars. Dans le même temps, le salaire horaire du PDG de Disney est de 2800 dollars, soit 10.000 fois plus.
c) Résultat, notamment : c 1/_A inscrire au Livre Noir de cette Stratégie sanguinaire : les milliards de victimes des guerres et des nombreuses guérillas, la famine ou la malnutrition dans les Pays spoliées, l'esclavage et la pollution. Car la furie de leur volonté de puissance a besoin de la guerre. Les Nord-barbares-structures vampirisent l'humanité (Rapport américain sur l'utilité des guerres ; La Paix Indésirable, Calmann-Lévy, 1970). Depuis la dernière guerre, le dollar est la monnaie-refuge, la seule indexée sur l'or après la conférence de Breton Woods de 1944. Mais depuis 1971, les USA exportent leur déficit en laissant fluctuer le dollar (il fut désindexé unilatéralement parce que leur balance était devenue déficitaire à cause des milliards engloutis dans la guerre du Viêt-nam). Quand le dollars est sous-évalué, cela favorise exportations américaines : leurs prix sont plus compétitifs. Quand son cours remonte, leur économie est plus compétitive. Qui paye les dividendes ? Les autres Pays, qui ont recours au dollar et empruntent en dollar, sont ainsi spoliés. Les États sont affaiblis et endettés à cause des paradis fiscaux qui servent aux entreprises transnationales, lesquelles cherchent à se soustraire aux taxes et impôts, grâce aussi aux nouvelles technologies qui permettent le transfert des capitaux de façon instantanée et immatérielle. c2/_Quant aux systèmes de retraites privés (les fonds de pension), ils consistent à priver les salariés de toute sécurité, en les livrant aux incertitudes de la gestion des organismes financiers. En cas de faillite de ces derniers, les salariés se retrouvent sans retraite malgré des années de cotisation. C'est ce qui s'est passé aux Etats-Unis en 2002 avec la faillite d'Enron. c3/_Le "profit" des Grandes Entreprises est en réalité prélevé sur la nature, saccagée par l'exploitation, l'urbanisation et la pollution, ou "vampirisée" sur les acteurs économiques : * sur les salariés qu'on aura licencié pour économiser des coûts ou "augmenter la productivité", ou dont on aura réduit la rémunération ou la protection sociale. *sur les consommateurs qui doivent payer plus pour une qualité ou une quantité moindre. *sur les fournisseurs, en particulier, sur les producteurs de matières premières minières ou agricoles, polynomialement spoliés, sans cesse, seconde par seconde. * sur d'autres entreprises dont on aura provoqué la faillite par des pratiques déloyales, comme la Gécamines, Air Congo... ou qui sont rachetées pour être ensuite dépecées, vendues par morceaux, et dont les salariés sont transformés en chômeurs. * sur les populations du Sud qui sont, chaque jour, spoliées de leurs terres et de leurs ressources, et qui sont réduites en esclavage, obligées de travailler dans les mines ou les "ateliers de la sueur" des entreprises transnationales, ou pire encore, obligées de servir de cobayes à l'industrie criminelle de toute nature, pharmaceutique et autres , ou de vendre leurs organes (le plus souvent un rein ou un oeil) qui seront ensuite greffés à des malades fortunés (le prix payé pour le prélèvement d'un rein va de 20.000 euros en Turquie, à seulement 800 euros en Inde). c4/_Les 225 personnes les plus riches du monde cumulent un patrimoine global de 1.000 milliards de dollars usa, l'équivalent du revenu annuel des 3 milliards de personnes les plus pauvres de la planète, soit 47% de la population mondiale. La fortune additionnée des 84 personnes les plus riches dépasse le produit intérieur brut de la Chine avec ses 1,2 milliard d'habitants. En 2002, 20% de la population mondiale accapare 80% des richesses, possède plus de 80% des voitures en circulation et consomme 60% de l'énergie, tandis que le milliard d'habitants les plus pauvres se partagent 1% du revenu mondial.3.2.1.2. La Technocratie de la destruction )Faits, notamment: a1/_ Le ravage des ressources naturelles de la Planète Terre par l'opulence et le gaspillage de la Civilisation militaro-industrielle nord-barbare, a mis la Planète en péril. a2/_ La pollution de la Planète en est une des catastrophes induites. a3/_ Le fleuve Congo doit être précieusement choyé, car, à lui tout seul, il déverse à l'océan 12,6% d'eau douce de notre Planète : 1.576,8 milliards de M³ (Congo), soit, 50.000 M³/s, à protéger pour la préservation de la vie de la Planète Terre. En plus, à près de 40 km du littoral, Diogo Cao, en 1482, avait constaté un phénomène qui le stupéfia. Autour de son vaisseau, l'océan avait pris une couleur jaune sombre teintée d'ardoise, et de vagues d'un jaune brunâtre se brisaient sur les plages avoisinantes. Sa caravelle, qui naviguait vers l'embouchure d'un bras de mer de plusieurs kilomètres de large, dut lutter un courant de huit à neuf noeuds. De plus, en goûtant l'eau sur laquelle flottait le navire, l'équipage s'aperçut qu'elle était douce, et non pas salée. Diogo Cao était tombé sur l'embouchure d'un fleuve gigantesque, rempli de limon, bien plus large qu'aucun autre fleuve jamais découvert à cette époque. Et maintenant, on sait que des océanographes modernes ont découvert des preuves supplémentaires de l'immense puissance que déploie le fleuve Congo dans la bataille avec l'océan ; un canyon long de cent soixante kilomètres, profond par endroits de mille à trois mille kilomètres , qu'il creuse dans le sous-sol marin.b) Conséquences, notamment : b1/_ Les mises en oeuvre des technologies industrielles nord-barbares ont provoqué, notamment, l'élévation de température de la troposphère, induite de ces activités industrielles. C'est "l'effet de serre", l'augmentation de la teneur en gaz carbonique de l'atmosphère et d'autres gaz comme le méthane, l'oxyde nitreux, le dioxyde de souffre, l'ozone ou les chlorofluorocarbones. Tous contribuent à des degrés divers à cet effet de serre. Ce réchauffement provoque déjà de très graves bouleversements climatiques. À long terme, il va rendre la terre inhabitable. La nature a mis au point des mécanismes physiques et biologiques très efficaces pour fixer et recycler les excès de certaines substances. Pendant des dizaines de millions d'années, ils ont assuré à la terre des conditions de température relativement stables et permis le développement d'un biotope extrêmement riche et varié. En moins de deux siècles, conséquence de l'industrialisation, les quantités de gaz carbonique présentes dans l'atmosphère ont presque doublé. b2/_Le plancton en suspension dans l'eau de mer disparaîtra jusqu'à une profondeur d'une dizaine de mètres environ. Or, le plancton joue un rôle considérable dans le cycle du carbone en absorbant le gaz carbonique de l'atmosphère. S'il disparaît ou s'il est moins abondant, les mers froides absorberont beaucoup moins de gaz carbonique, et celui-ci s'accumulera encore plus dans l'atmosphère. Sans compter – c'est un autre effet induit – la destruction du premier maillon de la chaîne alimentaire qui se répercutera immanquablement sur les autres maillons de la chaîne, jusqu'à aux humains.c) Résultat, notamment : Examinons maintenant quelques-unes des implications de cette situation :
3.2.2. le Nouvel Ordre Mondial
Celui-ci a pour but l’avènement d’un régime
politique totalitaire planétaire (un gouvernement mondial, une banque
mondiale, une monnaie mondiale, une armée mondiale, l’implantation
sous-cutanée d’un micro chip à toute la
population mondiale, qui permettrait à cette même Oligarchie de formaliser
définitivement la concentration du Pouvoir mondial entre ses mains, ainsi
que son contrôle total sur les masses de la planète. 3.2.2.1. La Haute Finance Internationale _ LA MAFIA MONDIALEa) Faits, notamment : La Mafia Internationale s'accapare et détient 98% de la richesse mondiale. b) Conséquences, notamment : b1/_Le Nouvel Ordre Mondial diffuse "la pensée unique", pour le grand "marché unique", la monnaie-refuge étant le dollar. Et depuis peu, le CREDO imposé s'appelle la "Bonne Gouvernance" ,"la Communauté Internationale", Espaces Vides qui cachent un UNIVERS INACCESSIBLE aux populations chosifiées du Monde. b2/_ La fin de la guerre froide (1991) a sonné le glas au Communisme. Et, un capitalisme de type ultra-libéral sauvage triomphe avec arrogance. Ce système économique s'impose partout sur le globe, pour le bénéfice des grandes multinationales et des grandes banques, avec le libre-échange voulu depuis de longue date par les USA. Tous les États sont endettés à cause du système monétaire international qui profite aux banques privées... c) Résultat, notamment : c 1/_Géographiquement invulnérable, et monstrueusement surarmé, cet Empire est très dangereux. Ses Dirigeants ne sont élus par personne. Son Espace, c'est toute la Planète, tout l'Espace; où pullulent les sectes, où la peine de mort est la loi, où la mafia règne sur les affaires, où les citoyens sont sous informés et tenus dans l'infantilisme culturel bestial, où les armes sont en vente libre, où le système carcéral est un immense goulag (les pénitenciers y sont très nombreux). c2/_Dans cet État, tout le monde s'espionne même les alliés entre eux (Échelon, l'œil du Pentagone).Il fait la loi, rend la justice et donne des leçons partout. Son idéologie, c'est un système inhumain qui accroît les inégalités, qui domine le monde par la Haute Finance et qui se permet d'intervenir militairement, où et quand on veut, sans ménagement. C'est un mode de vie, sur l'opulence et le gaspillage pour seulement 1% de la population de la Planète, alors que six milliards de personnes doivent se contenter de plus ou moins de 1$ par jour pour survivre.3.2.2.2. Les avantages collatéraux de ce terrorisme a) Faits, notamment : La peur du terrorisme, de ce Terrorisme (FMI, BANQUE MONDIALE; OMC, OCDE, Fondation Saint Simon,...) est aussi une arme redoutable dans les mains de gouvernements qui considèrent la démocratie comme de la "connocratie". Elle permet de limiter les libertés individuelles et collectives, de manipuler les masses. Et ainsi, une super race des Seigneurs est toujours auto convaincue de sa suprématie, de la supériorité de ses modèles et de la légitimité de ses modes d'exploitation du reste du monde. b) Conséquences, notamment :
b1/_Leur Idéologie (Ensemble de leurs idées, croyances et doctrines,
concernant aussi bien la politique, la religion, la science etc.…)
s'appelle l'AXE DU
MAL. Elle a radicalisé les guerres de l'énergie (pétrole). Et, les prochaines seront les
guerres de l'eau.
Avec le changement climatique qui est là, de nouvelles guerres
territoriales sont devant nous, car les espaces propres à la survie de
l'homme vont se réduire comme neige au soleil!.
b2/_Les bombes précèdent et accompagnent les révolutions idéologiques. Et pour
preuves :
c1/_Cette ploutocratie totalitaire est aux mains d’une Oligarchie
internationale bien identifiable. La Mondialisation, qui a été le premier
acte, est fonctionnelle à la réalisation définitive d’une stratégie
vieille de plusieurs siècles, connue sous le nom de « Nouvel Ordre Mondial
».
c2/_
Pour semer la confusion, Mr Guy Verhofstadt; le Premier Ministre belge, a inventé le Nouvel Ordre
Mondial Multipolaire (un forum où les associations de coopération
continentales les plus importantes se retrouveraient sur un pied d’égalité :
l’Union Européenne, l’Union africaine, le Mercosur, l’Asean, l’Accord
Nord-Américain de Libre Échange…Ce nouveau G8 deviendrait le forum des
accords contraignants sur les normes éthiques globales concernant les
conditions de travail, la propriété intellectuelle, la « bonne gouvernance
».
c3/_
Cette « guerre au terrorisme » des Indigènes vise essentiellement à :
Destituer les « dictateurs » et renverser tous les régimes « ennemis »,
de façon à pouvoir « libérer » le monde du « Mal », en faisant
triompher le « Bien » et la « démocratie » à tout jamais.
C'est de la matrice inversée :
* Catégoriser comme « terroriste » toute personne qui s’oppose à la
réalisation de cette stratégie, car « qui n’est pas avec nous, est contre
nous ».
3.2.2.3. LA
PLANÈTE TERRE : ARME
ET CIBLE
c)Résultat, notamment :
c1/_William
Huntington Russell, un cousin du contrebandier d’opium Samuel Russell,
arriva à Yale en 1832 après avoir étudié en Allemagne pendant deux ans de
1831 à 1832, lorsque l’Allemagne était un germoir de nouvelles
idées. Il en est revenu blindé de cette philosophie hégélienne qui a
fourni les racines philosophiques du fascisme et du communisme. Ayant reçu
l’autorisation de commencer un chapitre (une délégation) par la société
mère en Allemagne, il fondit la première société secrète des USA à Yale
connue aujourd'hui sous le nom de «Skull and Bones ». L'espionnage, la
contrebande de drogue et les sociétés secrètes historiquement basées à
l’étranger se sont entremêlés et ont évolué tout au cours de l'histoire
américaine. Skull and Bones devint l'établissement secret du pays ; il
institutionalisa l'excès sociologique de la « déviance de l'élite », avec
« des chaînes d’influence verticales et horizontales » fournissant une
continuité pendant plus de deux siècles pour effectuer des schémas de
conspiration et des guerres permanentes. Beaucoup de ministres de la
guerre furent des `Bonesmen', tout comme certains présidents des USA. Les
premières universités américaines furent souvent fondées sur les fortunes
de l'opium. Même le projet Manhattan durant la deuxième guerre mondiale
eut des liens étroits avec les Skull and Bones, et les laboratoires
d'armes nucléaires ont été contrôlés depuis lors par l'université de
Californie, qui fut fondée par un `Bonesman'.
c2/_Le
rapport unique entre Yale et la Communauté de l’Intelligence (= services
secrets) avait été établi pendant la guerre révolutionnaire (guerre des
colons américains contre les Britanniques) via le Culper Ring, la première
opération d'intelligence de l'Amérique commencée par George Washington.
Après la deuxième guerre mondiale, la CIA fut établie comme l’agence
étrangère d'espionnage et de contre-espionnage top niveau. Avec de solides
liens avec Yale, et les Skull and Bones, elle a joué un puissant rôle
secret dans des pays tout autour du monde. Les Bonesmen partagent une
affinité pour les idées hégéliennes de la dialectique historique, qui
dicte l'utilisation du conflit contrôlé (thèse contre antithèse) afin de
créer une synthèse prédéterminée. La synthèse est de leur fabrication et
dans ce Nouvel Ordre Mondial, l'Etat possède un pouvoir absolu et le
citoyen peut seulement devenir libre par le culte et l’obéissance rendus à
l'Etat. Dans le nouveau livre, « Fleshing Out Skull and Bones:
Investigations into America’s Most Powerful Secret Society » (Etoffer
Skull and Bones : enquêtes sur la plus puissante société secrète
d’Amérique) par Kris Millegan, 2003, on trouve la preuve que ces sociétés
secrètes « créent les conflits et jouent des deux côtés de ces conflits
contrôlés afin de produire les résultats (désirés) ».
c3/_Dès
1785, on peut retracer l'origine du Nouvel Ordre Mondial depuis Adam
Weishaupt, fondateur des Illuminati, et son manuscrit qui fut
accidentellement découvert lorsqu’un courrier mourut en cours de route
entre Frankfurt-am-Main et Paris. « Original Shift in Days of Illumination
» contenait les plans à longue portée pour la société secrète qui était «
le Nouvel Ordre Mondial par la révolution mondiale ». Adam Weishaupt
écrivit : Par ce plan, nous dirigerons toute l'humanité de cette
manière. Et, par les moyens les plus simples, nous mettrons tout en
mouvement et en flammes. L’occupation doit être répartie et arrangée de
telle manière que nous puissions, en secret, influencer toutes les
transactions politiques. En 1798, le professeur John Robinson, qui
avait été invité à rejoindre les Illuminati mais avait refusé, publia un
livre appelé « Proofs of a Conspiracy » (Preuves d’une Conspiration) :Une
association a été formée dans le but exprès de déraciner tous les
établissements religieux et de renverser tous les gouvernements existants…
les chefs régneraient sur le monde avec une puissance incontrôlable, alors
que tout le reste serait utilisé comme des outils de l'ambition de leurs
supérieurs inconnus. (Ibid). Les technologies atomiques et
autres qui ont été introduites pendant la deuxième guerre mondiale, ont
été secrètement développées pendant la guerre froide en de nouvelles armes
à énergie dirigée qui semblent au delà du royaume du possible.
Fait à Kinshasa, le 7 juin 2007 Pour Asod, Le Président du Parti Ir Tshobo_i_Ngana Faustin Siege: Rue BONGA n° 2, Quartier Matonge, Commune de Kalamu, Kinshasa_R.D.C_ Tél.: 0818101625 Email : tshobo_i_ngana @ hotmail.com
|
|
|
|
|
|
